L’essentiel à retenir
- Un cahier des charges de site web répond à une question : que doit faire ce site pour votre activité ?
- Il se découpe en dix sections, du contexte aux critères de choix, et chacune tient en quelques lignes.
- Sa vraie valeur : obtenir des devis comparables, au lieu de propositions qui ne parlent pas de la même chose.
- Un cahier trop figé enferme. Fixez les objectifs, laissez la solution ouverte.
- Sans cahier des charges, un atelier de cadrage avec une agence produit le même document, à deux.
Sommaire
- Un cahier des charges de site web, c’est quoi ?
- Les dix sections à remplir
- La trame à copier
- Planning et budget : quoi écrire
- Les erreurs qui faussent les devis
- Le piège du cahier des charges trop figé
- Pas de cahier des charges ? L’atelier de cadrage
- Questions fréquentes
Un cahier des charges de site web, c’est quoi ?
Trois agences reçoivent votre message : « Je voudrais un site internet. » Elles répondent avec trois prix, un à 2 000 €, un à 6 000 €, un à 15 000 €. Aucun n’est faux. Aucun n’est comparable.
Le cahier des charges règle ce problème. C’est un document qui décrit votre besoin, votre public, ce que le site doit permettre et ce que vous attendez des prestataires. Il ne dit pas comment fabriquer le site. Il dit pourquoi, pour qui et jusqu’où.
Un site vitrine de dix pages et une boutique de trois cents références n’ont rien en commun. Notre agence web à Vannes le constate à chaque premier échange : un projet bien posé sur le papier se chiffre en quelques jours, un projet flou se négocie pendant des semaines.
Bonne nouvelle : il n’a pas besoin d’être long. Cinq à huit pages suffisent pour un site de TPE ou de PME. Ce qui compte, c’est la précision de chaque réponse.
Les dix sections à remplir
Prenez un document vierge. Écrivez dix titres. Répondez en phrases courtes, sans vocabulaire technique : si une notion vous échappe, dites-le, ce sera un point à éclaircir avec le prestataire.

Le tableau ci-dessous donne, pour chaque section, la question à vous poser et un exemple de réponse. L’exemple décrit une entreprise fictive de rénovation du Morbihan : adaptez-le à votre cas, ne le recopiez pas.
| Section | Question à se poser | Exemple de réponse |
|---|---|---|
| 1. Contexte | Qui êtes-vous, que vendez-vous, pourquoi un site maintenant ? | Artisan de la rénovation, 8 salariés. Le site actuel date de plusieurs années et n’apporte plus de demandes. |
| 2. Objectifs | Que doit produire le site, et comment le mesurerez-vous ? | Recevoir plus de demandes de devis qualifiées, suivies chaque mois dans un tableau. |
| 3. Cibles | Qui vient sur le site, avec quelle question en tête ? | Propriétaires de maisons à Vannes et Auray qui comparent trois artisans avant d’appeler. |
| 4. Périmètre | Quelles pages, quelles langues, quelles parties du site existant garder ? | Accueil, six pages métiers, réalisations, contact. Français uniquement. |
| 5. Contenus | Qui fournit les textes, les photos, les vidéos, et pour quelle date ? | Photos de chantiers fournies par l’entreprise, textes à rédiger avec l’agence. |
| 6. Fonctionnalités | Que doit pouvoir faire le visiteur, et vous, dans l’administration ? | Formulaire de devis, bouton d’appel sur mobile, ajout autonome de réalisations. |
| 7. Design et identité | Existe-t-il un logo, une charte, des sites que vous aimez ? | Logo existant, couleurs à conserver, deux sites cités pour leur style sobre. |
| 8. Technique et SEO | Quelle base, quel hébergement, quelles pages à ne pas perdre dans Google ? | Site WordPress, liste des adresses actuelles à rediriger, mots-clés métier par page. |
| 9. Planning et budget | Pour quelle date, avec quelle enveloppe, quelles validations ? | Mise en ligne avant la saison haute, enveloppe indiquée, un seul décideur. |
| 10. Critères de choix | Comment départagerez-vous les propositions ? | Compréhension du besoin, méthode, références, délai, prix, dans cet ordre. |
Deux sections méritent qu’on s’y attarde. Les objectifs d’abord : « avoir un beau site » n’est pas un objectif. « Passer de peu de demandes à un flux régulier » en est un, parce qu’on peut le vérifier. Les contenus ensuite : c’est le premier frein d’un projet. Un site vitrine bien préparé se livre en 4 semaines, et la disponibilité des textes et des photos décide presque toujours de la date.
Si votre projet est une refonte, ajoutez ce que vous gardez et ce que vous abandonnez. Notre guide complet de la refonte de site internet détaille les étapes à prévoir avant de rédiger.
La section technique et SEO se rédige avec soin : elle protège la visibilité acquise. Listez les pages qui reçoivent des visites, les adresses à rediriger, vos requêtes métier. Pour les obligations légales, la page de la CNIL sur les cookies et autres traceurs rappelle le cadre à respecter pour un site : prévoyez-le dès le départ, pas à la veille de la mise en ligne.
Le référencement se pense avant la maquette, pas après. Notre page accompagnement SEO à Vannes explique comment nous l’intégrons au projet.
La trame à copier
Voici le squelette à coller dans votre traitement de texte. Chaque ligne appelle une réponse écrite. Laissez en blanc ce que vous ne savez pas : une case vide est une information.
- Contexte : activité, taille de l’entreprise, raison du projet, site actuel (adresse, outil utilisé, points de blocage).
- Objectifs : trois objectifs maximum, chacun avec un indicateur et une échéance.
- Cibles : deux ou trois profils de visiteurs, leurs questions, leurs freins, l’appareil utilisé.
- Périmètre : liste des pages, langues, parties à conserver, pages à supprimer.
- Contenus : qui écrit, qui photographie, qui valide, pour quelle date.
- Fonctionnalités : formulaires, prise de rendez-vous, boutique, espace client, avec une priorité pour chacune (indispensable, souhaitable, plus tard).
- Design et identité : logo, charte, couleurs, typographies, deux ou trois exemples appréciés et ce qui plaît dedans.
- Technique et SEO : outil de gestion souhaité, hébergement, adresses à rediriger, mots-clés par page, suivi souhaité.
- Planning et budget : date de mise en ligne visée, enveloppe, calendrier des validations, nom du décideur.
- Critères de choix : pondération des critères, date limite de réponse, format de la proposition attendue.

Exigez le même format de réponse de chaque prestataire : une ligne de prix par section, le délai, les hypothèses retenues. Vous comparerez enfin des propositions qui parlent du même projet.
Planning et budget : quoi écrire
Donner son budget fait hésiter. À tort. Sans enveloppe, un prestataire chiffre au hasard : trop haut, il vous perd, trop bas, il vous promet ce qu’il ne tiendra pas.
Pour situer votre projet, un site vitrine se situe entre 3 500 € et 10 000 €, une boutique en ligne démarre à 5 000 €, et chaque devis reste personnalisé. Le détail des critères qui font varier le prix figure sur la page prix d’un site vitrine.
Pour une refonte, le périmètre pèse lourd : nombre de pages conservées, redirections, reprise des contenus. Comparez avec notre analyse du prix d’une refonte de site web avant de fixer votre enveloppe.
Côté planning, comptez 4 à 10 semaines selon la complexité. Indiquez vos contraintes : une saison, un salon, un lancement. Indiquez aussi vos propres délais de validation. Un projet n’avance qu’à la vitesse de la réponse la plus lente.
Les erreurs qui faussent les devis
- Décrire des solutions au lieu de besoins. « Je veux un carrousel » ne dit pas ce que vous voulez obtenir. « Je veux que le visiteur voie nos trois métiers en arrivant » oui.
- Tout vouloir. Quinze fonctionnalités sans priorité donnent un devis gonflé et un projet qui s’éternise.
- Oublier les contenus. Le site n’est pas fini quand le code l’est. Les textes et les photos font la moitié du travail.
- Taire le budget. Les propositions s’éparpillent, la comparaison devient impossible.
- Négliger l’existant. Un ancien site a des pages classées dans Google. Les perdre coûte des visites.
- Multiplier les décideurs. Cinq avis contradictoires à chaque étape retardent tout. Nommez une personne qui tranche.
- Ne rien écrire sur la suite. Qui met à jour le site après la livraison ? Cette question se pose avant, pas après.
Le piège du cahier des charges trop figé
À l’inverse, un document de quarante pages qui décrit chaque bouton a un défaut : il fige des choix pris avant d’avoir parlé avec un professionnel. Le résultat ressemble à ce que vous avez imaginé, pas à ce qui fonctionnerait le mieux.
Aucune solution générique ne sort d’un cahier trop prescriptif. Un prestataire qui n’a pas le droit de proposer exécute. Il ne conseille plus. Or c’est précisément le conseil que vous achetez.
La règle que nous suivons : fixer ce qui ne bouge pas (objectifs, cibles, contraintes de date et de budget, contenus existants) et laisser ouvert ce qui peut s’améliorer (parcours, structure, solutions techniques). Une phrase suffit : « Les propositions alternatives sont bienvenues si elles servent l’objectif. »
Votre cahier des charges est un point de départ. Il évolue après le premier échange, et c’est un signe de bonne santé.
Pas de cahier des charges ? L’atelier de cadrage
Beaucoup de dirigeants n’ont ni le temps ni l’envie de rédiger ce document. C’est normal : votre métier, c’est autre chose. Dans ce cas, ne partez pas sans rien. Faites un atelier de cadrage avec l’agence.
Le principe : une conversation structurée, qui suit les dix sections ci-dessus, à deux. Vous répondez, l’agence reformule, relève les contradictions et propose des priorités. À la fin, le cahier des charges existe et vous l’avez validé.
Nous proposons un échange de 30 minutes dès le premier contact. Il suffit souvent à poser les bases : objectifs, contenus disponibles, enveloppe, délai. Le reste se précise ensuite, sans engagement de votre part à ce stade.
Pour comparer plusieurs agences à ce stade, notre article sur la façon de choisir une agence web et SEO à Vannes propose une grille de questions à poser.

Clients satisfaits


Un très beau partenariat avec La Fabrique des Images. Toujours à l’écoute et très réactif, Yannig GUILLEVIC a parfaitement su s’adapter aux spécificités de notre activité. Grâce à cette collaboration notre nouvelle identité visuelle est née. La stratégie et les différentes campagnes de communication mises en place ont permis une mise en valeur forte de notre image. Merci Yannig pour tes idées, ton sens artistique, ton souci du détail et ton accompagnement sans faille.

Lorsque nous avons contacté la Fabrique des images nous cherchions les éléments qui pourraient permettre de faire comprendre qui nous sommes et notre activité grâce à une image, un mail… En Yannig, nous avons rencontré une personne à l’écoute de nos attentes et observatrice. Nous nous sommes rencontrés, avons échangé, il a observé notre activité, notre énergie de travail… Nous lui avons envoyé des images, des textes… Puis est arrivée sa proposition de logo qui nous a tout de suite enchantée ! Il y a encore eu quelques échanges pour la charte des couleurs, la newsletter et enfin une superbe carte de visite. Yannig a été à la fois observateur, méthodique et créatif dans son approche. Tout cela dans une atmosphère à la fois très professionnelle et conviviale. Un grand merci à La Fabrique des Images que nous recommandons vivement !

Merci à Mr GUILLEVIC pour son écoute, ses compétences, son professionnalisme et la qualité des sites internet et des supports publicitaires qui en ont résulté.
Je recommande vivement de faire appel aux services de LA FABRIQUE DES IMAGES pour l’aspect graphique, digital et publicitaire de votre activité.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un cahier des charges de site web ?
C’est un document qui décrit votre besoin : contexte, objectifs, cibles, pages, fonctionnalités, identité visuelle, contraintes techniques, délai et budget. Il permet à plusieurs prestataires de vous répondre sur la même base et de produire des devis comparables.
Quelle longueur pour un cahier des charges de site vitrine ?
Cinq à huit pages suffisent pour un site de TPE ou de PME. Un site vitrine demande surtout des objectifs clairs, la liste des pages, l’origine des contenus et une enveloppe. Plus de détails n’apportent rien si les objectifs restent flous.
Faut-il un cahier des charges pour une refonte de site web ?
Oui, et il doit en plus décrire l’existant : pages à garder, pages à supprimer, adresses à rediriger, contenus à reprendre. Cette partie protège les positions acquises dans Google et évite de repartir de zéro.
Faut-il indiquer son budget dans le cahier des charges ?
Oui. Une enveloppe, même approximative, aide le prestataire à proposer une solution réaliste. À titre indicatif, un site vitrine se situe entre 3 500 € et 10 000 €, une boutique en ligne démarre à 5 000 €, et chaque devis est personnalisé.
Peut-on commencer un projet sans cahier des charges ?
Oui, avec un atelier de cadrage : une conversation guidée avec l’agence qui aboutit au même document. Nous proposons un premier échange de 30 minutes pour poser les objectifs, les contenus disponibles, le délai et l’enveloppe.
Qui doit rédiger le cahier des charges ?
Vous, ou la personne qui connaît le mieux votre activité. Le prestataire peut vous aider à le structurer, mais les objectifs et les priorités viennent de l’entreprise. Si le temps manque, l’atelier de cadrage fait le travail à deux.
Et maintenant, on écrit quoi ?
Ouvrez un document. Copiez les dix titres de la trame. Remplissez ce que vous savez en vingt minutes, laissez le reste en blanc. Vous tenez déjà un point de départ solide.
Nous pouvons ensuite le compléter avec vous, ou partir d’une page blanche en atelier. Un projet de création de site internet sur mesure gagne à commencer par cette étape.
Nos expertises couvrent l’identité visuelle, le site internet et le référencement.
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